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Courrier 3 - Lettre d'infos 2016 | Version imprimable |
Courrier n°1 – La cosmétique bio existe-t-elle réellement

 

Voici quelques précisions sur notre dentifrice à l’argile.

 

J’ai envie de dire « enfin un dentifrice simple et 100 % naturel ». Car la plupart des dentifrices dits bio contiennent des tensio-actifs identiques à ceux que l’on trouve dans les shampooings et gels-douche (effet moussant et nettoyant) ainsi que divers ingrédients artificiels tels qu’émulsifiants et conservateurs du fait de la présence d’eau.

Les conservateurs étant capables de détruire des microbes, il est facile d’imaginer leurs effets sur la flore microbienne naturelle de nos muqueuses digestives. C’est ce qui explique la mention « ne pas avaler » que l’on trouve sur certains tubes et c’est d’autant plus préoccupant qu’il est inévitable d’en avaler. Cela peut atteindre 50 % chez les tout petits de 2 à 4 ans, 30 % chez les enfants de 4 à 6 ans et 10 % au dessus.

 

Une mise en garde importante au sujet du fluor qui est utilisé dans certains dentifrices pour renforcer l’émail des dents ! C’est un des éléments chimiques les plus réactifs, toxique à très faible dose dont les effets sont cumulatifs et persistants. A éviter donc car il est responsable d’un véritable empoisonnement légalisé.

Nous avons là un bon exemple de l’absurdité d’une législation qui autorise l’utilisation de substances connues pour leur toxicité. Lorsque c’est dans des produits d’usage externe, il est inévitable qu’elles arrivent à pénétrer dans les profondeurs de notre organisme en provoquant des perturbations plus ou moins graves. Alors que dire lorsqu’elles sont ingérées et qu’elles passent directement dans nos liquides organiques ?

 

Il faut être aveugle pour ne pas voir les relations entre cette chimie qui a tout envahi et les pathologies dégénératives innombrables de notre société qui a tout misé sur l’artifice. Vouloir faire mieux que la nature est d’une stupidité sans borne. Nous avons co-évolué avec elle pendant des millions d’années et elle avait tout prévu pour cela. Si tel n’avait pas été le cas nous ne serions plus là depuis longtemps.

Chercher à la comprendre et utiliser les éléments naturels au mieux, telle aurait dû être notre préoccupation constante pour préserver la santé de la terre et de tous ses habitants. L’exigence du naturel ne peut se satisfaire de demi mesure. Elle est d’une absolue nécessité.

 

Pour notre part nous restons fidèles à cette exigence qui nous motive depuis 34 ans. Exigence qui part de la plante cultivée dans le respect de la vie du sol, qui se prolonge lors de l’extraction des principes actifs toujours simple, sans violence ni artifice, pour aboutir à des produits véritablement naturels riches de tous les bienfaits que Dame-nature recèle en abondance.

 

Très bonne année et bon courage à toutes et à tous.

 

Bernard BRIAUD
Biologiste - Dr ès Sciences

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Courrier 2 - Notre vision de la Cosmétique Bio | Version imprimable |
Courrier n°1 – La cosmétique bio existe-t-elle réellement

 

Faire de la cosmétique moderne sans chimie est impossible, tel est le postulat de base généralement admis !

 

Il est vrai que les molécules de synthèse ont permis d’inventer des produits aux textures nouvelles et, marketing aidant, des besoins nouveaux. Ainsi, l’utilisation d’émulsifiants puissants a permis d’introduire de l’eau dans les produits huileux, formant des émulsions plus légères et plus fluides que les produits anciens. Ces émulsions qui se sont généralisées ont fait la fortune des grandes marques dans la mesure où elles permettent de vendre de l’eau au prix fort. Le terme «aqua» qui apparaît très souvent en premier dans la liste des ingrédients montre que l’eau est majoritaire dans les produits. Mais qui dit eau dit possibilité de développement microbien. Il a donc fallu ajouter des conservateurs pour éviter la dégradation rapide de ces émulsions. En réalité ce sont des milliers de molécules de synthèse qui sont utilisées dans les produits conventionnels et certains d’entre eux peuvent en contenir plusieurs dizaines.

La cosmétique bio a réagi aux excès de cette chimie en imposant des restrictions. Mais il a bien fallu en conserver un minimum pour pouvoir imiter les produits conventionnels. Ainsi les cahiers des charges admettent-ils jusqu’à 5% de conservateurs (le plus souvent de synthèse ou issus de biotechnologies) et un nombre important d’ingrédients d’origine naturelle. Mais attention, l’appellation « origine naturelle » cache le plus souvent une transformation opérée par les industriels de la chimie. Et même si on parle de chimie verte, moins agressive, cela reste de la chimie qui rompt le lien avec le vivant de la nature. Même s’il existe des différences notables entre les différents référentiels (nous en reparlerons dans un prochain courrier), cette présence d’artifice dans les produits bio a de quoi dérouter et inquiéter.

Si nous considérons les seuls conservateurs qui sont universellement utilisés pour détruire les microorganismes dans les produits et favoriser leur conservation, nous sommes obligés d’admettre qu’ils ont la même action sur notre peau et qu’ils détruisent les bactéries qui y sont naturellement présentes. En détruisant l’équilibre naturel de notre flore microbienne protectrice, nous ouvrons la porte au développement de germes résistants qui sont à l’origine de diverses pathologies infectieuses. Nous pouvons également observer un paradoxe étonnant dans le fait que l’augmentation de l’utilisation de ces produits modernes s’est accompagnée d’un retour en force de parasites tels que les poux ou la gale qui habituellement sont le signe de conditions de vie précaires et d’une hygiène défectueuse. En réalité nous croyons faire de l’hygiène mais nous salissons notre peau avec ces produits contre-nature, destructeurs de vie.

La cosmétique bio sans conservateurs est possible !

Faire des produits sans conservateurs est possible puisque nous le faisons depuis 33 ans. Cela demande quelques adaptations mais il est des produits qui sont naturellement hostiles à la prolifération bactérienne.

Ainsi selon les normes AFNOR, le risque microbiologique peut être considéré comme maîtrisé pour les produits dont le pH est inférieur à 4 ou supérieur à 11. Il en est de même pour les produits sans eau car les microorganismes ont besoin d’eau pour leur métabolisme et leur croissance. Ce risque est également nul lorsqu’un produit contient une concentration en alcool supérieure à 20 %. 

Sont ainsi concernés les vinaigres, les savons, les alcoolats (eaux de toilette, parfums), les crèmes à l’ancienne, onguents, baumes et huiles de massage exclusivement constitués de matières grasses. Il est donc tout à fait possible de faire une gamme de produits sans conservateurs, d’autant que des ingrédients naturels habituellement utilisés dans les cosmétiques bio sont connus pour aider à la conservation des produits dans lesquels ils sont ajoutés (huiles essentielles, vitamines C et E, tocophérols, acides de fruits etc.). De tels produits ne sont pas nombreux mais ils existent et certaines marques comme la nôtre s’en sont fait une spécialité.

La cosmétique bio sans aucune chimie est également possible !

Il est vrai que la chimie offre des possibilités innombrables en termes d’artifices et donc de nouveautés. Mais faut-il pour autant sacrifier à la mode, à la demande des clients qui sont conditionnés par le marketing des grandes marques qui crée des besoins plus qu’il ne répond aux besoins fondamentaux d’une hygiène saine et naturelle ? 

L’hygiène existait avant la chimie et l’industrie. Il n’y a pas si longtemps, nos ancêtres utilisaient des produits simples, sans artifices, riches des vertus des plantes qu’ils contenaient. De tout temps l’humanité a utilisé de tels produits qui servaient non seulement pour le nettoyage, la protection et l’entretien de la peau mais qui étaient également de véritables remèdes naturels capables de soigner de nombreux maux. A mon sens, il y a encore de la place pour cette cosmétique entièrement conforme à l’éthique de la bio véritable. J’ai même envie de dire qu’il est urgent de lui redonner ses lettres de noblesse. Ne sont alors utilisés que des ingrédients d’origine agricole transformés par réactions physiques simples. 

Les huiles sont pressées à froid, décantées et filtrées par gravité, les alcools viniques sont distillés, les vinaigres sont issus de fermentation de jus de fruits, les huiles essentielles sont distillées à la vapeur d’eau. Il n’y a là nul besoin de chimie qui, même en restant simple, dénature toujours les produits qu’elle transforme. Et si nous en restons aux fondamentaux de l’hygiène véritable, nous sommes obligés de constater que la nature a de quoi satisfaire tous nos besoins.

Il est certain que travailler sans produits de synthèse impose des contraintes en termes de types de produits fabriqués, de durée de conservation, de circuits de distribution… Mais ce sont là des contraintes qu’impose la nature à celui qui veut la respecter et qui seules peuvent nous assurer bien-être et santé.

La cosmétique 100 % naturelle et bio, sans aucune chimie, est donc possible.

Nous en avons fait notre spécialité depuis 33 ans et vous trouverez des informations détaillées sur ce site. Pour être précis, nous devrions dire que nous sommes fabricants de produits d’hygiène bio car étymologiquement parlant, l’hygiène est l’ensemble des principes et des pratiques visant à préserver et améliorer la santé. Ce sont ainsi de véritables produits de soins. La cosmétique quant à elle faisant plus référence à la parure, à l’apparence, à l’artifice, à ce qui est superficiel.

 

Bernard BRIAUD
Biologiste - Dr ès Sciences


 
Courrier 1 - La cosmétique bio existe-t-elle réellement? | Version imprimable |
Courrier n°1 – La cosmétique bio existe-t-elle réellement

 

Depuis 30 ans le monde de la cosmétique bio a bien changé.

Quand nous avons démarré notre activité seuls quelques pionniers idéalistes occupaient le terrain. Il n’y avait pas encore de cahiers des charges (il fallut attendre 1998 pour voir apparaître celui de Nature et Progrès et 2002 celui d’Ecocert-Cosmebio). C’est dire que le consommateur n’avait  que peu d’alternatives à la cosmétique traditionnelle et il lui était difficile de trouver de l’information sérieuse. D’autant que la législation officielle commençait tout juste à se mettre en place et que l’obligation d’indiquer la composition complète des produits sur les étiquettes n’était pas encore généralisée.

Aujourd’hui il y a pléthore de marques et de produits bio, les cahiers des charges se sont multipliés, la législation s’est renforcée, les informations disponibles sur les étiquettes, dans de nombreux livres et sur internet sont abondantes et pourtant est-on mieux informé pour autant ?

Certes la composition complète apparaît aujourd’hui sur tous les produits. Mais elle est la plupart du temps rédigée selon les normes internationales, dans un jargon scientifique en anglais et en latin incompréhensible pour la plupart.

Les cahiers des charges eux-mêmes sont nombreux et difficiles d’accès. Ils constituent un réel progrès dans la mesure où l’interdiction de certaines techniques polluantes et de certains ingrédients toxiques va dans le bon sens. Mais leur complexité est telle qu’il est difficile d’en connaître véritablement la teneur.  Ainsi :

- Qui sait que la chimie de synthèse peut-être présente dans les produits bio à hauteur de 5% ?

- Qui sait que des conservateurs dits « nature-identiques » sont des imitations de molécules naturelles telles que l’acide citrique du citron ou l’acide sorbique de la baie de sorbier mais qu’ils sont totalement artificiels, de pure synthèse.

 - Qui sait que les centaines d’ingrédients dits « d’origine naturelle » qui sont autorisés par les cahiers des charges sont obtenus par transformation dans l’industrie chimique de substances tirées de la nature certes mais ayant perdu par leur transformation le lien précieux qui les reliait à la vie ?

 - Qui sait que certains cahiers des charges autorisent dans certains cas l’utilisation d’excipients chimiques sans que ceux-ci n’aient l’obligation d’être mentionnés dans la liste des ingrédients ?

 - Qui sait que des multinationales de la chimie telles que l’Oréal, Henkel ou même Nivéa se sont introduites dans les conseils scientifiques de certains organismes certificateurs bio et qu’elles participent ainsi à l’évolution de certains cahiers des charges en vigueur ? (on peut imaginer dans quelle direction).

Tout ceci n’est que le résultat de l’évolution de la cosmétique bio qui tend à imiter la cosmétique conventionnelle et à rivaliser avec elle. Cela ne peut se faire qu’avec les mêmes armes et c’est vers la technologie et la chimie (même si elle est repeinte en vert) que se tournent beaucoup de fabricants bio pour créer sans cesse de nouveaux produits qui ne répondent le plus souvent qu’à la recherche de nouveaux marchés et à l’augmentation du chiffre d’affaires.

Nous nous éloignons ainsi de la bio véritable qui est basée sur des petites productions artisanales, sur le commerce de proximité, la connaissance des producteurs plus préoccupés d’éthique que de recherche de profit. Cette bio existe encore, il y en a dans tous les labels, mais il faut la chercher. C’est celle que nous défendons depuis 32 ans et que nous continuerons à défendre malgré les difficultés législatives de plus en plus nombreuses qui tendent à combattre la vie sous toutes ses formes.

Mais c’est à chacun de chercher, de s’informer et de faire le tri. Cela a toujours été et restera de la responsabilité de chacun. Et en favorisant les petites structures porteuses d’une éthique forte, dans tous les domaines, cela permettra de sauvegarder la seule bio valable, celle qui nous relie au vivant de la nature et qui nourrit la vie en nous.

 

Bernard BRIAUD
Biologiste - Dr ès Sciences

 

 
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